Puis-je vendre mon auto si je dois encore de l'argent dessus? Véhicules financés, loués et à l'envers au Québec
- Evan Murphy
- 10 août
- 17 min de lecture
Oui. Vous pouvez vendre un véhicule sur lequel il reste un solde de financement au Québec, et chez Murcot Auto, on le fait chaque semaine. Le prêt est remboursé directement à même la vente, et vous encaissez la différence ou vous comblez le manque à gagner. Le fait qu'il y ait un privilège sur le véhicule ne fait pas baisser notre offre, et on ne vous charge rien pour le rembourser. Ce qui change tout, c'est de savoir si vous devez plus que ce que l'auto vaut. Et ça, presque personne ne s'y prépare.
J'achète des véhicules au Québec et en Ontario depuis 1993. En ce moment, j'estime que la moitié des véhicules financés qui passent sur mon bureau sont à l'envers, sinon plus. Alors allons-y comme il faut : ce qui se passe réellement, quelles sont vos options quand les chiffres ne fonctionnent pas, et quand la meilleure décision est de ne pas vendre du tout.

Comment se déroule vraiment la vente d'un véhicule financé
La mécanique est plus simple que les gens pensent. Il y a juste un ordre précis à respecter, parce que je ne peux pas plus revendre un véhicule avec un privilège dessus que vous ne pouvez le faire. Si vous voulez la version générale, sans financement, on l'a détaillée dans notre guide sur comment vendre votre auto à Montréal rapidement et sans tracas. Ce qui suit, c'est ce qui change quand il y a un prêt attaché.
Étape un : vous appelez votre prêteur
Vous appelez votre banque ou votre société de financement et vous demandez le montant exact du rachat pour la journée de la transaction. Pas votre solde, pas vos paiements restants. Le montant du rachat.
Certains prêteurs vont geler ce chiffre et vous donner une fenêtre de sept jours sans que les intérêts bougent. D'autres le recalculent chaque jour, alors il change de quelques dollars à mesure que le temps passe. Demandez à quel type vous avez affaire.
Pendant que vous les avez au téléphone, prenez le numéro de compte et les coordonnées exactes du bénéficiaire. C'est ce qu'il nous faut pour envoyer l'argent au bon endroit.
Étape deux : on paie le prêteur directement
L'argent va de nous à votre prêteur, il ne passe pas par vous. Selon l'institution, on envoie soit un virement électronique, soit on se rend en succursale avec une traite bancaire.
Je préfère aller en succursale, et voici pourquoi. Quand on est sur place, on obtient une copie du montant exact du rachat, on montre la traite bancaire payée au cent près, on fait estampiller le tout, et on repart avec un reçu pour la transaction complète. Cette paperasse vaut pratiquement une quittance en attendant l'officielle.
Ça compte, parce que les banques ne bougent pas toutes à la même vitesse. TD émet souvent la quittance en quelques heures. D'autres prêteurs peuvent prendre jusqu'à trente jours. Avec la preuve estampillée en main, on n'a pas besoin d'attendre après eux.

Étape trois : vous recevez la différence
Si vous deviez 12 000 $ et qu'on paie 18 000 $, les 6 000 $ vous reviennent. Virement ou chèque, comme vous préférez. De votre côté, c'est exactement comme si le véhicule avait toujours été libre de tout privilège.
Étape quatre : le RDPRM et la SAAQ
La radiation au RDPRM vient de votre prêteur une fois la quittance émise. Ça prend habituellement environ un mois à passer dans le système. C'est normal et ça ne retarde rien de notre côté.
Le côté SAAQ, lui, est instantané. On est sur SAAQclic, alors le transfert se fait sur-le-champ, la journée même. On met notre plaque sur le véhicule et on repart avec, assurés dès la prise de possession. Vous n'allez pas dans un point de service, vous ne prenez pas de numéro, vous n'attendez pas. C'est notre job.
Du début à la fin, ça peut se faire en quelques jours. Parfois la journée même s'il y a une raison de presser.

Ce qui arrive quand vous devez plus que ce que l'auto vaut
C'est là que la vraie conversation se passe. Vous ne demandez pas si vous pouvez vendre. Vous demandez ce qui arrive quand vous êtes 20 000 $ dans le trou.
Avant de parler des options, comprenez d'où vient notre chiffre. Notre offre est bâtie sur ce que des véhicules comme le vôtre se vendent réellement au gros cette semaine, pas sur ce que vous avez payé et pas sur ce que vous devez. On décortique tout ça dans comment le prix de votre auto est déterminé. Le solde de votre prêt et la valeur de votre véhicule sont deux chiffres complètement indépendants, et l'écart entre les deux, c'est tout le problème.
Un cas réel : le F-150 2023 qui ne s'est pas fait
Un Ford F-150 XLT 2023 est passé sur mon bureau avec 129 000 kilomètres. Beau camion. Valeur marchande autour de 40 000 $. Le propriétaire devait 70 000 $.
C'est un écart de 30 000 $, et il n'y avait pas de transaction possible. Ce n'est pas une offre lowball ni une négociation. C'est un chiffre qui doit sortir de quelque part avant que le véhicule puisse changer de mains.

Un cas réel qui s'est fait : le BMW X3
Un enseignant d'Ottawa avait un BMW X3 2022 avec le ensemble M. Bas kilométrage, très beau véhicule. Il devait 53 000 $ et ça valait 34 000 $. Dix-neuf mille dollars à l'envers.
Il avait des jumeaux en route et il devait reprendre le contrôle de ses dépenses mensuelles. Il n'avait pas 19 000 $ qui dormaient dans un compte, et s'il gardait le véhicule, l'écart n'allait faire qu'empirer chaque mois à mesure que l'auto vieillissait et que les kilomètres montaient.
On a réussi la transaction, et la façon dont on l'a faite, c'est la partie que je veux que les gens comprennent.

La conversion en marge de crédit dont personne ne parle
Si vous êtes à l'envers et que vous n'avez pas le cash pour couvrir la différence, vous n'êtes pas automatiquement pris avec le véhicule.
Votre banque peut convertir le prêt auto en marge de crédit ou en prêt personnel. La dette ne disparaît pas, vous devez toujours ce que vous devez, mais elle cesse d'être rattachée à un actif qui se déprécie.
Comment ça s'est passé avec un Kia Sorento
Un client avait un Kia Sorento 2020 avec 100 000 kilomètres. Belle auto, avait besoin d'un peu de carrosserie. Il l'avait acheté quand il a déménagé à une heure de Toronto parce que la ville coûtait trop cher, et il lui fallait quelque chose pour faire la navette. Puis sa vie a changé encore. Il a déménagé au centre-ville de Montréal et s'est mis au transport en commun. Il avait un véhicule dont il n'avait plus besoin et un paiement dont il ne voulait plus.
Il devait 19 000 $. On payait 14 000 $. Il n'avait pas la différence.
Il était chez TD, et on l'a fait plusieurs fois avec TD maintenant. Il a appelé TD Financement Auto et a dit qu'il voulait convertir. On l'a transféré au service des prêts personnels. Ça a pris quelques semaines à faire approuver et à mettre en place, et quand tout était prêt, il nous a appelés. On s'est rejoints à la succursale, on a remboursé le véhicule au cent près, on a fait le virement, et le rendez-vous au complet a duré environ quarante-cinq minutes.
Il est reparti avec un meilleur taux d'intérêt que celui qu'il payait sur son prêt auto, et plus de véhicule. Il nous a enregistré un témoignage après coup, parce qu'il était convaincu qu'il allait rester pris avec cette auto et ce paiement-là pendant des années.

Pourquoi c'est la meilleure décision pour la plupart des gens
Voici le changement de perspective qui compte. Quand votre dette est rattachée à un véhicule, vous avez deux problèmes : la dette et la dépréciation. Chaque mois, vous faites un paiement et l'actif derrière vieillit, accumule des kilomètres et perd de la valeur. Bien du monde ne rattrape jamais ça. Ils grugent le solde pendant que l'auto descend plus vite qu'ils ne remboursent.
Quand vous convertissez en marge de crédit, la seule variable qui reste, c'est de rembourser la dette. C'est tout. Plus de dépréciation, plus de kilométrage, plus d'année de modèle qui vieillit, plus de marché qui bouge en dessous de vous. Vous remboursez, point.
Si quelqu'un entrait dans mon bureau en me disant que c'est ce qu'il veut faire, je me dirais : voilà une personne intelligente. Elle fait ses devoirs et elle se sort de la dépréciation.
Ce qu'il faut savoir avant d'appeler
Je peux seulement parler de ce que j'ai vu de mes yeux, soit TD, quatre fois maintenant. Je m'attendrais à ce que les autres grandes banques puissent structurer quelque chose de semblable, parce qu'elles ont déjà ces produits-là. Ce n'est pas exotique. Vous avez déjà un prêt chez eux, ils ne font que le déplacer.
Quelques points pratiques :
Chaque fois qu'on l'a fait, le client s'est retrouvé avec un meilleur taux d'intérêt que sur son prêt auto
L'approbation a pris de quelques jours à quelques semaines. TD a été rapide
Si vous vous êtes qualifié pour le prêt auto au départ, il y a de bonnes chances que vous vous qualifiiez pour ça, sauf si votre situation a changé de façon importante depuis
La cote de crédit compte, comme dans n'importe quelle décision de prêt
Vous pouvez aussi faire la version maison : ouvrez une marge de crédit personnelle à votre nom, utilisez-la pour rembourser le prêt auto, puis fixez le plan de remboursement que vous voulez avec la banque
Tout le monde ne se fait pas approuver. Mais ça vous coûte un appel téléphonique pour le savoir, et la plupart des gens ne le font jamais parce qu'ils ignorent que l'option existe.
Vendre un véhicule en location avant la fin du bail
La location fonctionne différemment, et depuis quelque temps, c'est devenu plus difficile, pas plus facile.
Laissez-nous faire le rachat si c'est possible
La façon la plus propre, c'est de nous laisser racheter le véhicule. Là où ça se complique, c'est que quand il y a de la vraie équité dans l'auto, le concessionnaire veut souvent la reprendre lui-même. Certains vont vous créer un véritable cauchemar, à vous et à nous, plutôt que de laisser un tiers faire le rachat.
Vous n'êtes pas obligé de retourner chez votre concessionnaire
C'est ce que les gens ne savent pas. Si votre bail est chez Lexus, vous n'êtes pas obligé de retourner au concessionnaire Lexus qui vous a vendu le véhicule. Vous pouvez aller chez n'importe quel concessionnaire Lexus. Magasinez, demandez combien ils chargent pour traiter la transaction, et demandez s'ils permettent à un tiers de faire le rachat.
Les frais et les politiques varient d'un point de vente à l'autre. Magasiner peut vraiment vous faire économiser, et parfois c'est la différence entre une transaction qui se fait et une qui ne se fait pas.
Le piège fiscal qui gruge votre équité
On a acheté un Genesis GV60 2022 en fin de location récemment. Le concessionnaire a chargé 1 300 $ pour traiter la transaction du côté du client, et 1 300 $ de plus du nôtre. Treize cents piastres de chaque bord.
Le client avait peut-être 1 500 $ à 2 000 $ d'équité dans ce véhicule-là. S'il avait racheté l'auto à son nom personnel pour ensuite nous la vendre, il aurait payé les taxes sur le rachat, et ça seul aurait effacé tout son profit. Ça n'aurait donné absolument rien de le faire.
Alors la structure de la transaction, ce n'est pas un détail. Sur un bail avec peu d'équité, le faire de la mauvaise façon vous coûte exactement ce que vous essayiez d'aller chercher. Parlez-en avant de signer quoi que ce soit.
Parfois, la bonne réponse c'est de remettre les clés
Un gars m'a appelé l'autre jour pour un Jeep Wrangler Willys 4xe 2024. Ces véhicules-là ont été poussés fort avec des paiements de location bon marché et bien du monde a embarqué. Il devait 50 000 $ et le camion valait dans les hautes trente, basses quarante mille.
Je lui ai dit de continuer à le conduire et de remettre les clés à la fin du terme.
C'est à ça que sert une location. Vous payez ce que vous avez accepté de payer, vous le remettez, et le risque résiduel appartient à la société de location, pas à vous. Pourquoi payer quarante ou cinquante mille dollars d'équité négative pour sortir d'un contrat qui a déjà une porte de sortie intégrée? S'il vous reste un an ou deux, que les paiements sont gérables et que vous avez besoin d'un véhicule de toute façon, allez au bout du terme.

Pourquoi c'est irréaliste de faire ça de particulier à particulier
Les gens essaient. Ça finit habituellement mal, et ça finit mal des deux côtés.
Du côté de l'acheteur, quelqu'un s'emballe pour un véhicule, ne vérifie pas le privilège, remet le cash et fait confiance au vendeur pour rembourser le prêt. Des fois ça prend une éternité. Des fois ça n'arrive jamais. C'est une transaction qui explose des mois plus tard, et rendu là, tout le monde est chez l'avocat ou mange la perte.
Du côté du vendeur, les gens affichent leur auto en fonction de ce qu'ils pensent devoir. Ils regardent une valeur de fin de financement ou une valeur résiduelle de bail au lieu d'un vrai montant de rachat, et quand le vrai chiffre arrive, ils découvrent qu'ils ne peuvent pas vendre au prix annoncé. Transaction morte, semaines perdues.
Puis il y a la version bien québécoise, et celle-là est un véritable cauchemar. Quelqu'un vend de particulier à particulier, signe une procuration, remet le certificat d'immatriculation et les clés. L'acheteur est un revendeur clandestin qui veut flipper le véhicule et qui ne veut pas payer de taxes sur un transfert qui viendrait gruger son profit. Alors il ne l'immatricule jamais. L'auto reste à votre nom.
Puis les contraventions commencent à rentrer. Et elles sont à votre nom. J'ai eu des gens qui m'ont raconté que la police leur a dit carrément qu'ils devraient retrouver l'acheteur eux-mêmes. C'est la position dans laquelle vous vous mettez quand vous présumez que le cash dans vos mains est la partie importante de la transaction.
Assurez-vous que le véhicule soit réellement transféré, et assurez-vous que le privilège soit réellement remboursé. Ce ne sont pas des formalités.

Comment le monde se ramasse 30 000 $ à l'envers
Je vais être direct là-dessus, parce que je pense qu'être poli rend un mauvais service au monde.
Les prix sont ridicules depuis la COVID et les concessionnaires en ont pleinement profité. Ils ne baissent pas un prix pour justifier quoi que ce soit. Ils vont jouer un peu avec le taux d'intérêt et déplacer la mensualité, mais le chiffre dans la vitre ne descend pas.
Ça, c'est la moitié. L'autre moitié, c'est la personne entre le siège et le volant. Le monde veut plus que ce qu'il peut se permettre, et le prêt à long terme est l'outil qui leur permet de faire semblant du contraire.

La règle des cinq ans
Si vous ne pouvez pas vous permettre le paiement sur un terme de cinq ans, vous ne pouvez pas vous permettre le véhicule. Point final.
Les gens prennent le terme de 84 ou 96 mois en se disant qu'ils feront des paiements supplémentaires, qu'ils le rembourseront d'avance, qu'ils auront une augmentation. Personne ne le fait. Tout le monde sait que personne ne le fait. Ils se content une histoire au bureau du vendeur et ils m'appellent trois ans plus tard.
Achetez la version de base et équipez-la
Les options se vendent. Un véhicule bien équipé vaut plus à la revente, alors je ne dis à personne d'acheter une version dépouillée. Mais il y a une différence entre un XLT avec le toit panoramique, le cuir et la navigation, et un Platinum équipé jusqu'aux oreilles sur lequel vous vous étirez pour faire le paiement.
Prenez la version inférieure, mettez l'argent dans les options que vous voulez vraiment, et gardez le paiement à l'intérieur de ce que vous pouvez porter sur cinq ans.
Arrêtez de changer d'auto aux deux ans
Au Québec particulièrement, tout le monde a un camion neuf. Les paysagistes, les gars de pavage, tous, tout le temps du neuf, parce que tout le monde en a un. Vouloir suivre le voisin, c'est comme ça que le monde s'enterre. Et les gens que vous essayez de suivre ne pensent pas plus clairement que vous.
Chaque fois que vous roulez vers un nouveau véhicule, ce qui vous manquait est reporté. Faites ça deux fois et vous êtes le propriétaire du F-150 qui doit soixante-dix mille sur un camion de quarante mille.
Vérifiez où il a été assemblé
Celle-là est plus récente et elle prend les gens par surprise. On voit des vendeurs qui n'avaient aucune idée que leur camion avait été assemblé au Mexique plutôt qu'aux États-Unis, et avec la situation des tarifs, ça affecte ce que le véhicule vaut pour nous et où il peut aller.
Personne ne vérifiait le pays d'assemblage chez le concessionnaire il y a trois ans. Ce n'était pas un facteur. Ça l'est maintenant.
Une auto est un actif qui se déprécie. Ce n'est pas de l'or, ce n'est pas un placement, et tomber en amour avec au concessionnaire ne change rien aux mathématiques. Servez-vous de votre jugement, pas de votre cœur. Si ça vous semble serré au moment de signer, ça va être pas mal plus serré en quatrième année.
Quand garder et quand sortir
Gardez si
Vous êtes en location avec un an ou deux à faire, les paiements sont abordables et vous avez besoin d'un véhicule de toute façon. Conduisez-le, prenez-en soin, remettez les clés. C'est ce que vous payez.
Vous êtes financé, profondément à l'envers, et vous allez garder le véhicule des années et finir par le rembourser. Si vous êtes sincèrement à l'aise de le garder longtemps, c'est un plan tout à fait légitime.
Sortez si
Vous n'avez pas besoin du véhicule, ou vous n'arrivez pas à le porter confortablement, et vous êtes à l'envers. Ça ne s'améliore pas. L'auto vieillit chaque année et les kilomètres montent. Même si vous la stationnez et que vous ne la conduisez jamais, elle se déprécie pareil.
J'ai des gens qui ont payé 120 000 $ pour un camion pendant la COVID, qui ont vu un chum faire quinze ou vingt mille dollars en flippant le sien au sommet, et qui sont aujourd'hui dix mille dans le trou à attendre que ça remonte. Ça ne remontera pas.
Le marché bouge plus vite que vous pensez
La valeur de certains de ces camions-là varie de cinq à dix mille dollars en quelques semaines. C'est lié au dollar américain, à l'offre et à la demande, et à des nouvelles que vous ne pouvez pas prévoir.
Regardez ce qui est arrivé avec le F-150 Lightning. La production a arrêté, les valeurs ont commencé à monter, tout le monde s'est garroché pour les envoyer aux encans, le marché s'est inondé, et les prix ont refroidi d'un coup. Tout ce cycle-là s'est passé vite.
Un rappel peut faire la même chose. Si un rappel tombe sur un camion qu'on exporterait normalement, du jour au lendemain on ne peut plus le passer de l'autre bord de la frontière, et c'est une variation de dix ou quinze mille dollars sur un seul véhicule.
Je n'ai pas de boule de cristal et je ne ferai pas semblant d'en avoir une. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on perd de l'argent sur des autos tout le temps. Des dommages structuraux qu'on n'a pas vus, ou le marché qui refroidit pendant qu'on tient l'unité. Quand ça arrive, tu t'en débarrasses au plus vite, parce que ça ne s'améliore pas. C'est exactement le même conseil que je vous donne.
On n'a rien d'autre à vous vendre
Je veux être clair sur pourquoi notre conseil vaut ce qu'il vous coûte, c'est-à-dire rien.
On achète des véhicules. C'est tout le commerce. On n'a pas de financement à placer, pas de garantie prolongée à vous vendre, pas d'antirouille ni de forfait de protection, et pas de cour pleine de véhicules qu'il faut sortir ce mois-ci. Il y a exactement un chiffre dans notre conversation, et c'est le prix de votre auto. Rien d'autre.
Comparez ça à ce qui arrive quand vous entrez chez un concessionnaire avec un problème. La réponse n'est jamais « voici comment vous en sortir ». La réponse, c'est toujours une autre auto. Ils vont rouler votre équité négative dans un nouveau prêt, vous montrer un taux d'intérêt plus bas, étirer le terme de deux ans de plus, et vous dire que vous êtes gagnant. Vous n'êtes pas gagnant. Vous avez juste déplacé le problème dans une plus grosse boîte et ajouté une nouvelle ronde de dépréciation par-dessus. C'est ça, l'upsell, et c'est comme ça qu'un écart de quinze mille dollars devient un écart de trente mille sur deux échanges.
Alors quand je dis à quelqu'un de garder sa location et de remettre les clés à la fin, ou d'aller parler à sa banque d'une marge de crédit au lieu de me vendre son auto, je ne joue pas au bon samaritain. Je n'ai simplement aucune raison de dire autre chose. Il n'y a rien là-dedans pour moi, d'un bord comme de l'autre.
Je vais être honnête, ça ne passe pas toujours. On a eu des gens qui nous disent qu'ils vendent parce qu'ils n'arrivent pas à payer, on achète l'auto, et une semaine plus tard on les voit au volant d'un Hyundai neuf. C'est leur affaire et je ne ferai la morale à personne. Mais ça vous dit à quel point l'attraction est forte, et à quel point c'est plus facile de se faire vendre quelque chose que de s'asseoir avec les chiffres pendant quelques mois.
C'est juste ce qu'on voit, chaque jour, du côté acheteur du bureau. Sans pitch attaché.

Ce qu'il faut nous envoyer pour avoir un vrai chiffre
Vous n'avez pas grand-chose à rassembler :
Le NIV (numéro d'identification du véhicule)
Le kilométrage actuel
Les options et la version
L'état réel, incluant tout dommage, bosse, égratignure ou fissure de pare-brise
L'état des pneus
Votre rapport d'historique, ou simplement la plaque ou le NIV et on le tire nous-mêmes
S'il y a un accident au dossier, dites-le-nous dès le départ. Ça affecte la valeur, mais le cacher vous coûte plus cher que la réclamation elle-même, et on explique exactement combien une réclamation enlève dans combien un accident fait baisser la valeur de votre auto. Un accident combiné à de l'équité négative, c'est une situation plus serrée, et c'est mieux de le savoir le premier jour que le jour du ramassage.
Avoir un prêt ou une location sur le véhicule ne change pas ce qu'on paie. L'offre est l'offre. On rembourse le prêteur sans frais pour vous, on s'occupe du transfert à la SAAQ sur place, et c'est réglé. Vous pouvez nous envoyer les informations de votre véhicule ici et on revient avec un chiffre ferme.
Foire aux questions
Puis-je vendre une auto au Québec s'il y a un privilège dessus?
Oui. Le privilège doit être remboursé dans le cadre de la transaction, et c'est exactement ce qu'on fait. On paie votre prêteur directement à même le produit de la vente et vous recevez la différence, s'il y en a une. Vous n'avez pas besoin de faire radier le privilège avant de nous contacter.
Qui rembourse mon prêt, moi ou l'acheteur?
On paie votre prêteur directement. L'argent ne passe pas par vous. Vous appelez votre banque pour obtenir le montant exact du rachat, et on envoie ce montant-là directement chez eux.
Qu'est-ce qui arrive si je dois plus que ce que mon auto vaut?
Vous avez trois options réalistes : payer la différence de votre poche, convertir le solde restant en marge de crédit ou en prêt personnel avec votre banque, ou garder le véhicule. La marge de crédit est celle que la plupart des gens ignorent, et c'est habituellement la plus intelligente, parce qu'elle sépare votre dette d'un actif qui se déprécie.
Est-ce qu'avoir un prêt fait baisser l'offre sur mon auto?
Non. L'offre est basée sur le véhicule, pas sur votre situation de financement. On ne charge rien pour gérer le remboursement.
Puis-je vendre un véhicule loué avant la fin du bail?
Souvent oui, mais ça dépend de la société de location et du concessionnaire. Vous pouvez magasiner la transaction chez n'importe quel concessionnaire de la marque, pas seulement celui où vous avez signé. Faites attention avant de racheter le véhicule à votre nom, parce que les taxes sur le rachat peuvent effacer votre équité au complet.
Combien de temps ça prend pour vendre une auto financée?
Quelques jours, et parfois la journée même. La principale variable, c'est la rapidité avec laquelle votre prêteur fournit le montant du rachat et traite la quittance. Le transfert à la SAAQ, lui, se fait sur-le-champ.
C'est quoi le RDPRM et est-ce que je dois m'en occuper?
Le RDPRM est le registre québécois où les privilèges sur les véhicules sont inscrits. Votre prêteur en fait la radiation une fois le prêt remboursé, et ça prend habituellement environ un mois à passer dans le système. Vous n'avez rien à faire, et ça ne retarde pas la vente.
Est-ce que je dois aller à la SAAQ?
Non. On est sur SAAQclic et on complète le transfert la journée même, au moment de la prise de possession. On met notre plaque sur le véhicule et il est assuré immédiatement.
Devoir de l'argent sur votre auto ne vous emprisonne pas. Ça veut simplement dire que la transaction a une étape de plus, et cette étape-là, c'est notre travail, pas le vôtre.
Ce qui emprisonne vraiment le monde, c'est de ne pas connaître ses options. Ils présument qu'ils sont pris, alors ils continuent de payer pour un véhicule dont ils n'ont pas besoin, en le regardant perdre de la valeur plus vite qu'ils ne remboursent. Le client avec le Sorento pensait être coincé pour des années. Il en est sorti en quarante-cinq minutes dans une succursale bancaire, avec un meilleur taux d'intérêt qu'au départ.
Envoyez-nous le NIV, le kilométrage et l'état réel du véhicule, et on vous donnera un vrai chiffre en vous disant franchement à quoi ressemblent vos options. Même si la réponse est que vous devriez garder l'auto, parce qu'on n'a rien d'autre à vous vendre.
Obtenez votre offre de Murcot Auto et sachez exactement où vous en êtes.
Murcot Auto est un commerçant de véhicules licencié, licence de commerçant du Québec 73152, basé à Châteauguay et achetant des véhicules partout au Québec et en Ontario depuis 1993.




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